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Les Actes du Colloque International d'AIFA - 2002
Vous trouverez ici, les Actes du Colloque International 2002-AIFA «L'engagement des aînés dans la société» en format PDF**
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Les Actes de la 1ère Conférence internationale d'AIFA Québec - 2004
Les Actes de la 1ère Conférence internationale d'AIFA - 2004 :
"Le vieillissement dans les sociétés francophones" sont disponibles en version papier.
Les Actes de la 2e Conférence internationale d'AIFA Paris - 2006
Elle s'est tenue à Paris, les 8, 9 et 10 novembre 2006 dans les locaux de l'UNESCO.

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Les Actes de la 3e Conférence Internationale d'AIFA Québec - Juin 2008
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Texte de présentation générale du programme de la troisième conférence
LE VIEILLIR DES SOCIÉTÉS FRANCOPHONES
LA CONTRIBUTION DES AÎNÉS
Ce n’est pas une catastrophe de vieillir
Dans le langage populaire, on retrouve souvent des expressions signifiant à la personne aînée qu’elle a terminé sa course active, ses projets, ses rêves d’avenir : elle est devenue un objet de soins, un poids pour la société. Un premier enjeu de notre troisième conférence consiste à corriger ces fausses perspectives et à briser des images dépassées : mettre l’accent sur la poursuite du développement humain de l’aîné, sur ses actions à venir, sur ses rêves du troisième ou quatrième âge, sur ses temps de réflexion intellectuelle et spirituelle qui sont autant de contributions à son développement personnel, à son « vieillir ».
Cette tendance marquée vers l’épanouissement individuel et social des aînés non seulement devient un fondement pour la bonne gouvernance des États modernes, mais compte comme une valeur ajoutée à tous les plans : social, économique, culturel, écologique, politique, etc. L’enjeu de la conférence consiste justement à scruter et exposer ces divers aspects croisés du « vieillir », comme les solidarités intragénérationnelles, c’est-à-dire l’entraide entre aînés d’âges ou de dynamismes légèrement différents et les solidarités intergénérationnelles, grands-pères/petits-enfants. Ce sont, d’une part, des contributions importantes à l’épanouissement individuel des uns et des autres, mais, d’autre part, ce sont des apports significatifs à la vie collective, comme valeur ajoutée, dans le sens d’un transfert souvent invisible dans les comptes publics et souvent inaudibles dans les débats sur l’équité intergénérationnelle.
L’idée centrale autour de laquelle gravite notre troisième conférence est la suivante : ce n’est pas une catastrophe de vieillir. Dans l’imaginaire collectif, ceci est loin d’être acquis : il y a une question d’image à créer, de chiffres à corriger, de regards à positiver, de faits à rétablir sur des bases objectives. Et, en premier lieu, pour les aînés eux-mêmes, devant cette invitation à apprivoiser une vision stimulante et dynamique, en vue de transformer le vieillir en une période naturelle et positive de la vie.
Contribution des aînés
L’enjeu de la troisième conférence consiste également à mettre en valeur la contribution des aînés : non plus s’en tenir à leur rôle passif de consommateurs de services, mais valoriser leur rôle actif d’auteurs et d’acteurs de leurs propres services et même de services ouverts sur la collectivité. Les aînés se perçoivent de plus en plus comme des citoyens à part entière : ils paient leurs impôts et leurs taxes, ils participent à l’économie, ils font partie de groupes de pression. Ils sont en train de découvrir que dans leur situation d’aînés, ils n’ont perdu en rien leur statut de citoyens. Et ils peuvent être encore une force de proposition dans leur propre société en intervenant dans plusieurs domaines, par exemple, dans la défense des droits des aînés, dans la lutte contre la « marchandisation des personnes âgées » dans les maisons d’accueil qui parfois cherchent surtout le profit.
Des expériences innovantes
Mais rien de mieux pour mettre ce positionnement en perspective que de pénétrer au cœur d’expériences en cours, d’innovations sociales et économiques significatives. L’enjeu de la troisième conférence cherche moins à décliner le monde des idées (sans en faire abstraction) que le monde des pratiques innovantes et des expériences porteuses de sens pour les aînés. Les intervenants et participants seront donc invités à être moins des docteurs du dire que des prospecteurs du faire : mettre en lumière les nouvelles formes d’organisation sociétale dans lesquelles sont présentées les contributions des aînés, à titre d’acteurs expérimentés dans les sociétés francophones.
Tout enjeu, cependant, comporte des risques. Les plus importants sont les « trois valeurs » dont la perte éventuelle est susceptible de créer les « trois peurs » majeures des aînés qui, souvent, les rendent agressifs et malheureux, soit la perte de la dignité, la perte de la sécurité physique et psychologique, et la perte de leur territoire. Mais, en même temps, les aînés ont aussi le droit de choisir et d’assumer les risques de leur choix, comme celui de demeurer chez eux aussi longtemps que possible.
Avec le vieillissement des sociétés, sauf peut-être en Afrique, l’entrée dans le XXIe siècle constitue un tournant démographique historique qui invite les aînés et leurs proches à une ouverture nouvelle vers des solutions à inventer. Car, dans les années qui viennent, vont se jouer : l’accès à leur autonomie même partielle (aînés semi-autonomes ou dépendants), le maintien de leur qualité de vie, les décisions qui les concernent, le droit au bonheur et à la sérénité (le droit d’être encore heureux), le sentiment d’appartenance à leur famille et à leur milieu, surtout la capacité de prendre leur place comme citoyens libres et responsables le plus longtemps possible, dans le respect des autres.
Non, ce n’est pas une catastrophe de vieillir. Et ne serait-ce pas une noble tâche, pour les sociétés francophones, d’imprimer un élan sociétal original en brisant cette peur de perdre quand on entoure de soins ses aînés? Au contraire, que l’on soit Africains, Québécois ou Canadiens, Européens ou provenant de l’Océan Indien, les aînés resteront une grande richesse pour les sociétés si on leur permet d’exercer, selon leur sensibilité de femmes et d’hommes, la transmission de leur savoir et le partage de leur sagesse
Cette conférence s'est tenue à l'Hôtel Québec, 3115 avenue des Hôtels, Québec G1W3Z6 Téléphone: 418.658.5120 courriel:
hquebec@jaro.qc.ca
Le vieillir dans les sociétés francophones
La contribution des aînés
Québec, 4, 5 et 6 juin 2008
Sous la présidence d’honneur de monsieur Jean-Paul L’Allier
Après Québec en 2004 et Paris en 2006, c’est de nouveau à Québec dans le cadre des événements soulignant le 400e anniversaire de la Ville de Québec que s'est tenue la 3e Conférence internationale sur le vieillissement dans les sociétés francophones.
Sous le thème plus précis du « Bien vieillir », plus de 200 aînés sont venus à ce grand rendez-vous international.
Le Comité scientifique était composé de :
- Guy Bédard, président, retraité de Desjardins international, Québec
- Jacques Laforêt, sociologue, retraité de l’Université Laval, Québec
- Daniel Gagnon, secrétaire général, Conseil des aînés du Québec,
- Jean Vézina, gérontologue, professeur à l’Université Laval, Québec
- Catherine Geoffroy, gérontologue, Association québécoise de gérontologie
- Jean Saint-Denis, retraité de la Centrale des enseignants du Québec
- Claude Lessard, vice-président au développement de l’AIFA
- Jean Savard, secrétaire de l’AIFA
- Adrien Boulanger, vice-président et secrétaire général de l’AIFA
- Patrice Leclerc, gérontologue, Paris
- Hélène Reboul, gérontologue et professeur à l’Université Lyon II, France
- Guy Cassieu, directeur général des services, Conseil général de la Marne, France
- Boniface Tiotsop, gérontologue, Cameroun
- Réjean Hébert, doyen de la Faculté de médecine, Uniersité de Sherbrooke.
Plusieurs autres personnes au Québec et dans différents pays ont été consultées sur l’élaboration du contenu de cette 3e Conférence.
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